Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 01:42
NOUVEAUX PASSEPORTS
24 novembre 2009, on commence notre trajet en direction de la Colombie. Comme on doit récupérer nos nouveaux passeports à Lima, dans ce cas là, on s'est dit : pourquoi pas la Colombie! Le trajet peut paraître simple, mais croyez-nous, c'est long et compliqué. On doit faire des miliers de kilomètres, de longues heures de bus et traverser trois frontières. On a quitté San Pedro à 20 h pour Arica (ville à la frontière du Chili/Pérou) avec une escale à Calama, juste le temps d'appeler Cassadra pour lui souhaiter bonne fête! On est arrivés au terminal de bus d'Arica à 6 h 30, le lendemain matin (10,5 hres. de bus) et de là, on a prit un collectivo pour Tacna (ville frontalière côté Pérou). À 8 h, le 25 novembre, papiers en règle, nous étions en sol Péruvien. Comme le prochain bus pour Lima est seulement à 12 h 30, on a prit le temps de bien manger, d'échanger nos pesos chiliens pour des nuevos soles et on a bretté sur internet jusqu'au moment de partir. Il y a deux heures de différence entre le Chili et le Pérou, donc l'attente était encore plus longue. Nous sommes arrivés à Lima le lendemain à 9 h 30 (21 hres. de bus). Comme on a déjà séjourné dans le quartier Miraflores, que l'ambassade canadienne s'y trouve et qu'on connait un super bon endroit pour dormir avec les meilleurs oreillers au monde, on a prit le taxi pour l'Hôtel Solis. À 10 h, nous étions à l'hôtel, on a déposé nos bagages et on a filé directement à l'ambassade pour ramasser nos nouveaux passeports, au plus sacrant.

Après avoir finalement franchis la sécurité maximale de la porte d'entrée (homme armé d'une mitrailette, détecteur de métal, ni français, ni anglais... complètement ridicule), on entre dans l'ambassade. Petite parenthèse : c'est drôle, quand nous avons fait notre demande pour un visa brésilien à Lima (qu'on a reçu en moins de 24 hres.), un représentant nous a accueilli avec des poignées de mains et devinez quoi, il parlait un français impeccable. Pas fort notre patrie, vive le Canada et ses bureaucrates bilingues! Bref, on demande à parler avec Sandra Rojas, notre représentante. On nous invites à s'asseoir sur deux chaises en face d'une baie vitrée. Wow! Même pas foutue de nous recevoir en personne, aucune poignée de mains, mais avec un beau petit sourire. Elle nous fais signé la paperasse et nous demande de lui redonner nos passeports annulés. On lui explique qu'on aimerait les garder, qu'on détiens nos anciens passeports à la maison et que c'est un souvenir de voyage. Et non, la politique est que si vous perdez votre passeports et que vous le retrouvez, vous devez le remettre à Passeports Canada. On c'est débatue pendant quelques minutes, avant de nous dire qu'on pourra faire une demande auprès de Passeports Canada pour les ravoir. On leur demande au moins des photocopies, qu'ils nous donnent sans hésiter. On nous explique qu'avec des photocopies certifiés, il n'y aura pas de problème à passer les frontières. Yeah Right! On a vraiment pas un bon feeling par rapport à ça. On retourne à l'hôtel, avec nos nouveaux passeports vide d'étampes, mais remplis d'histoires à raconter. On a prit une douche avant de sortir pour faire du shopping. On est retourné souper au Govinda, un petit restau végé, sans blague, la meilleure bouffe en ville. On est rentré tôt, avant de connaître notre meilleure nuit de sommeil depuis très longtemps.

EN ROUTE VERS L'ÉQUATEUR
Matin du 27 novembre, on déjeuner et on fait nos provisions de bouffe pour le prochain trajet d'autobus, qui nous amènera jusqu'en Équateur. Pas de bus direct pour Quito, on doit se rendre d'abord à Tumbes, ville frontalière à une vingtaine de kilomètres de l'Équateur. 19 heures de bus plus tard et nous somm
es à Tumbes. On descend du bus et un homme, soit disant, un représentant de la compagnie d'autobus, nous offre de nous conduire à la frontière, en passant par l'immigration. Comme Tumbes/Huaquillas est le poste frontalier le plus compliqué, on trouvait l'offre du monsieur cher, mais simple et rapide. Arrivés à l'immigration, la douanière nous dit que nos passeports et papiers ne sont pas en règles... Pas surpris du tout! On explique toute l'histoire, passeports perdus, ambassade du Canada, raport de police, bla, bla, bla! Elle nous dit, que nous devons retourner à Tumbes, à un autre bureau d'immigration faire retranscrire nos étampes d'entrée au Pérou dans nos nouveaux passeports et que ça coûte chacun 20 soles + les frais de déplacement. WHAT? On s'est débatues (encore une fois) jusqu'à temps qu'une madame parlant très bien anglais/espagnol explique aux douaniers notre situation. Finalement, ils ont étampés nos passeports en échange de 20 $ US. Et oui, c'est comme ça au Pérou, sort le cash et tu n'auras pas de problème. On traverse à Huaquillas, et là, on doit se rendre à l'immigration en Équateur, qui se trouve à l'autre bout de la ville. On reçoit nos étampes sans problème, on retourne en ville pour prendre un bus direct pour Quito. Le gars nous dit que l'heure d'arriver est à 23 h, Good! 14 heures de bus, mais on arrive au centre-ville de Quito à 4 h du matin (5 hres. plus tard que prévu). Ici aussi on connaît un super bon endroit pour dormir, on saute dans un taxi pour l'Auberge Inn. Après avoir dormi quelques heures, on décide d'aller dans une clinique médicale. Pierre-Luc a des plaques rouges sur le corps depuis quelques temps et il y en a de plus en plus à chaque jour. On attend deux heures avant de voir un médecin, le diagnostique est (roulement de tambours) : une infection de la peau. Crème et quelques comprimés à prendre pendant une semaine et tout devrait rentrer dans l'ordre.    

ENFIN LA COLOMBIE
On est partis de Quito le lendemain matin pour la Colombie, mais avant, un petit arrêt à Otavalo, un des plus grand marchés d'Amérique du Sud. On est restés environs deux heures, le temps d'acheter quelques trucs et on est repartis pour la Colombie. Seulement trois heures de route à faire, des peanuts! On arrive à Tulcan (ville frontalière côté Équateur) vers 18 h. On débarque du bus, on a même pas le temps de prendre nos sacs qu'un chauffeur de taxi nous propose de nous conduire à la frontière. Génial! Il nous dépose en face du bureau d'immigration et on doit franchir la frontière à pied. Il fait noir et on doit traverser pour la Colombie, SUPER! Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le premier contact avec les Colombiens a été très amicale. On n'avait même pas le temps de poser des questions qu'ils nous dirigeaient vers les endroits où aller. Immigration ici, frontière par là, collectivo là bas! 18 h 30, nous sommes dans un collectivo avec deux autres Colombiennes en direction d'Ipiales (ville à 2 km de la frontière) pour prendre un bus pour... on ne sait pas où encore. On sait qu'on veut se rendre à Cartagena, complètement dans le nord du pays. Comme les Colombiennes vont à Medellin et que c'est sur la route vers Cartagena, on a pris le même bus qu'elles (environ 20 hres). Arrivés à Medellin, on a décidé de filer tout droit pour Cartagena, un autre 13 hres. de voyage.

Par Boussole et Baluchon
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