On a quitté Cartagena pour Santa Marta, seulement 4 heures séparent les deux villes, mais ça nous a quand même prit toute la journée pour s'y rendre. Il y avait un
accident de la route (un petit accrochage) impliquant un autobus et un camion de livraison. Au lieu de dégager le chemin pour permettre aux automobilistes de circuler, c'était plutôt la cohue
totale. Des voitures partout, dans tous les sens, aucun code ou norme de la route n'était respecté. Parfois, on a de la difficulté à comprendre leur logique.

Santa Marta est la première ville à avoir été fondée en Colombie et maintenant, son port accueil d'immenses bateaux de croisières. C'est aussi la porte d'entrée de plusieurs excursions dont la «
Ciudad Perdida » (Cité Perdue) et le « Parque Nacional Tayrona ». On s'est rendu à l'hôtel Miramar, soit disant la meilleure deal en ville. Pas les plus belles chambres, mais il y a internet, un
restaurant et une agence qui organise des excursions... Tout ça pour 8 $ la chambre (pas cher, pas cher). On s'est informés pour le trek de six jours de la Ciudad Perdida et pour les plages du
Parque Tayrona. Comme le trek de la Cité Perdue est trop cher pour nous, on a décidé d'aller dans le parc national Tayrona, reconnu pour avoir les plus belles plages de la
Colombie.

PARQUE NATIONAL TAYRONA
Déjeuner au restau de l'hôtel (le meilleur jus de mangue au monde!) avant de partir pour Tayrona. Une heure de route pour se rendre à l'entrée du parc (31 000 pesos/pers.) et ensuite on doit
marcher (pendant 45 minutes) dans un superbe sentier à travers une forêt tropicale remplis de fourmis, de singes et de papillions de toutes sortes. La température moyenne est de 35 degrés sans le
facteur humidex donc, on crève de chaleur. On a hâte de sauter dans l'eau pour se rafraichir. Une fois arrivés sur la plage à Arecifes, on s'informe pour louer une chambre... 100 000 pesos la
nuit, ridicule! On paye 16 000 en ville! On nous dit d'aller voir au bout de la plage à Cabo San Juan, qui est à 30 minutes de marche. On se rend là et c'est la même chose, trop cher. On se prend
deux hamacs à 15 000 pesos chacun et on va s'écraser sur la plage. On s'attendait à des plages de sable blanc... Et non, en plus d'être brun, le sable est granuleux, donc pas idéal pour marcher
les pieds nus et l'eau n'est pas très propre. Pas de chance, le soleil s'est caché et il a commencé à venter fort. Il y a un seul restaurant, ouvert entre 18 h et 20 h pour le souper et là aussi,
les prix sont trop élévés. On a mangé avec un allemand des plus ennuyants, et merde, on avait hâte que la soirée finisse. À 23 h, on était couchés dans nos hamacs dans l'espoir de pouvoir dormir
quelques heures. Le lendemain matin, on a fait une petite randonnée d'une heure dans la jungle (style Indiana Jones) avant de rebrousser chemin, trop difficile en sandales de plage. Comme il ne
fait pas beau et qu'on est venus pour les plages, on a décidé de quitter le parc. On a marché un bon bout avant qu'un bon samaritin nous donne un lift (dans sa boite de truck) jusqu'à la sortie
du parc. De là, on a prit un bus jusqu'à Santa Marta pour retrouver le soleil.


TAGANGA
Début décembre, c'est Noël bientôt et ça paraît à Santa Marta, surtout la nuit. Décorations, lumières, sapins de Noël, il y a même des bonhommes de neige et un Père Noël avec un « sombrero » sur
la tête (voir les photos pour comprendre). Bref, ça nous a frappé, on a réalisé que Noël est dans deux semaines. Bon, on est venu ici pour le soleil et la plage, que faire? On nous a recommandé
Taganga, un petit village de pêcheur, à 5 km de Santa Marta, reconnu pour le « snorkeling » et la plongée sous-marine. Sound's Good! On s'est rendu à Taganga dès le lendemain, avec l'idée que ça
ne sera pas trop génial comme endroit. En fait, Taganga est située dans une baie entourée de « cliffs » montagnes rocailleuses. On nous a conseillé d'aller à la Playa Grande, à l'ouest, de
l'autre côté de la montagne (20 minutes à pied). Eau transparente, située dans une magnifique baie et accessible qu'en bateau ou à pied, la Playa Grande est l'endroit idéal pour « chiller »
quelques heures (en plein ce qu'on recherchait). On a passé le reste de la semaine à faire de la plongée en apnée, à se faire bronzer sur la plage et à boire les meilleurs jus de fruits frais au
monde!


tour. Tout ça pour dire que tout les secteurs Centro, Getsemani, La Matuna et San Diego sont entourés d'une immense muraille de pierres qui a prit 200 ans à
construire. IMPRESIONNANT! La ville est tout simplement magnifique avec ses rues étroites animées et ses grands balcons envahies par des fleurs de toutes les couleurs. On a passé trois jours à se
balader dans les rues, à manger des mangues, à boire des jus de fruits frais et à se détendre sur la plage. Ce n'est pas la plus belle plage, mais comme il fait en moyenne 35 degrés, une petite
saucette dans la mer des Caraïbes est des plus rafraîchissante.
NOUVEAUX PASSEPORTS
Après avoir finalement franchis la sécurité maximale de la porte d'entrée
(homme armé d'une mitrailette, détecteur de métal, ni français, ni anglais... complètement ridicule), on entre dans l'ambassade. Petite parenthèse : c'est drôle, quand nous avons fait notre demande
pour un visa brésilien à Lima (qu'on a reçu en moins de 24 hres.), un représentant nous a accueilli avec des poignées de mains et devinez quoi, il parlait un français impeccable. Pas fort notre
patrie, vive le Canada et ses bureaucrates bilingues! Bref, on demande à parler avec Sandra Rojas, notre représentante. On nous invites à s'asseoir sur deux chaises en face d'une baie vitrée. Wow!
Même pas foutue de nous recevoir en personne, aucune poignée de mains, mais avec un beau petit sourire. Elle nous fais signé la paperasse et nous demande de lui redonner nos passeports annulés. On
lui explique qu'on aimerait les garder, qu'on détiens nos anciens passeports à la maison et que c'est un souvenir de voyage. Et non, la politique est que si vous perdez votre passeports et que vous
le retrouvez, vous devez le remettre à Passeports Canada. On c'est débatue pendant quelques minutes, avant de nous dire qu'on pourra faire une demande auprès de Passeports Canada pour les ravoir.
On leur demande au moins des photocopies, qu'ils nous donnent sans hésiter. On nous explique qu'avec des photocopies certifiés, il n'y aura pas de problème à passer les frontières. Yeah Right! On a
vraiment pas un bon feeling par rapport à ça. On retourne à l'hôtel, avec nos nouveaux passeports vide d'étampes, mais remplis d'histoires à raconter. On a prit une douche avant de sortir pour
faire du shopping. On est retourné souper au Govinda, un petit restau végé, sans blague, la meilleure bouffe en ville. On est rentré tôt, avant de connaître notre meilleure nuit de sommeil depuis
très longtemps.
Comme le Chili est un des pays les plus coûteux d'Amérique du Sud et que notre voyage tire à sa fin, notre passage au Chili aura été court, mais des plus
agréable. En regardant notre budget, on a dû revoir notre itinéraire pour se concentrer sur la partie nord du pays. Donc là aussi, on a laissé tomber la Patagonie et le sud du pays. De ce qu'on a
vu, on compare le Chili plus à des pays comme le Pérou et l'Équateur que l'Argentine par exemple. Un pays pas tout à fait développé, mais très proche, sur la bonne voie. Le contact avec les gens
fût très amicale. Huit jours c'est pas beaucoup, mais assez pour faire de bonnes rencontres. Le fait de rejoindre des amies à Santiago nous a fait apprécier davantage notre séjour et surtout le vin
Chilien. On a bu beaucoup de cette boisson à base de raisins à des prix ridiculement bas. On n'est pas de grands spécialistes du vin, donc ce n'était peut-être pas les meilleures bouteilles, mais
tant pis, on est au Chili, le vin est bon! Nous savons tous que le Chili produit de très bons vins, donc on ne
pouvait pas passer à côté d'une visite d'un vignoble. Un peu plus dispendieuse qu'en Argentine, la visite était différente et très informative. On s'est tapé de
bonnes bouffes, mais pas trop de spécialité locale, sauf le completo, un hot dog avec toutes sortes de garnitures dont de la guacamole. Un peu dégueux quand on le regarde, mais ce n'est
pas mauvais!
23 heures de bus plus tard, nous sommes arrivés à San Pedro de Atacama. Nous étions sensé rencontrer Orla et Jenni à leur auberge, mais quand nous sommes
arrivés, un monsieur nous a offert d'aller à son auberge, qui coûtait beaucoup moins que celle des filles et il nous offrait le transfert gratuit. Comme nous étions fatigués, que c'était l'option
la plus simple et la plus économique, on a accepté l'offre. On a déposé nos baggages et on s'est rendus à l'auberge des filles pour leur expliquer, et pour qu'elles viennent nous rejoindre le
lendemain. Pas de chance, elles n'étaient pas à leur auberge. On s'est donc rendus au village, en espérant de les croiser. Pas plus de chance... Merde! San Pedro est un petit village situé en plein
désert comptant environ 5 000 habitants. San Pedro de Atacama est une sorte d'oasis offrant une multitude de
En se levant le matin du 24 novembre (Bonne fête Cassandra! Wow! Déjà
10 ans!) on a fait nos sacs et on est partis rencon